Amélie Rotar, jeune Venelloise à ambitions !

PAVVB : C’est la 3ème année où tu évolues au sein de l’IFVB. Peux-tu nous faire un bilan ?

A.R. : Les 3 ans à l’IFVB ont étés riche en émotion ! J’ai intégré la structure en tant que pointue et à l’heure actuelle je me retrouve réceptionneuse-attaquante. J’ai eu la chance de pouvoir être titulaire durant ces 3 saisons, que ce soit en DEF (seconde division) la première année ou en Ligue AF les deux années suivantes, ce qui m’a permis de prendre de l’expérience.

Si je devais faire un bilan global, je dirai que j’ai énormément progressé dans le secteur mental. Durant mes débuts, la moindre erreur me frustrait à un stade inimaginable et j’avais du mal à retrouver mes esprits et mon jeu. Avec le temps, j’ai appris que dans l’énervement je ne résolvais rien et qu’au contraire je perdais tout mes moyens. De plus, le fait de s’entraîner plus de 20h par semaine m’a fait évoluer sur le plan technique comme sur le plan physique.

J’ai rencontré de merveilleuse personnes que ce soit au niveau des joueuses ou au niveau du staff. J’ai créé un lien familial avec certaines et ces 3 années resteront gravées à jamais !

PAVVB : Tu joues avec l’équipe qui est en Ligue AF depuis deux saisons (début du projet France Avenir 2024), sens-tu une progression collective entre ces deux années ?

A.R. : Je trouve que nous avons une équipe mentalement plus stable avec un état d’esprit sain et moins de pensées individuelles mais des esprits orientés au service de l’équipe ! Nous avons fait de très bons matchs en début d’année, notamment contre Paris Saint Cloud et Terville, où nous avons accroché 2 sets grâce à notre forte détermination et notre jeu propre et lucide.

Dans l’ensemble nous avons fait de très bonnes entames de match mais notre point faible est que lorsque la pression est à son maximum c’est à dire à partir de 15 au “scoring”, nous nous laissons submerger par nos peurs et nos doutes, et on se laisse très vite devancer .

PAVVB : Quel est ton état d’esprit lorsque tu joues contre une équipe professionnelle ?

A.R. : J’entame chaque match en me disant bien évidemment que je vais tout mettre en œuvre pour donner mon maximum pour l’équipe. Je me dis que ce ne sont que des matchs qui sont bénéfiques pour nous toutes, que jouer contre des grosses équipes et des joueuses qui ont des années d’expériences derrière elles, nous apporte énormément de positif.

PAVVB : Est-ce dur mentalement de perdre beaucoup de match depuis deux ans ?

A.R. : Bien sûr, chaque défaite nous frustre même si c’est « logique » que nous perdions, si des jeunes de 16 à 20 ans venaient à battre des joueuses internationales je pense que l’on ne seraient plus ici pour apprendre et se former. Perdre ne fait évidemment pas plaisir ! Mais je pense que l’on apprend toujours de ces défaites et qu’une fois à l’entraînement, on regarde ce qu’on a mal fait, ce qu’on aurait du faire et on cherche à ne pas reproduire les mêmes erreurs et à avancer ensemble.

PAVVB : Toi-même tu évolues en tant que joueuse car tu as débuté en tant que pointue et sur les derniers matchs tu es réceptionneuse/attaquante. Quel poste préfères-tu ? Et pourquoi ce changement ?

A.R. : En effet, après mon retour de blessure à l’épaule, je suis revenue sur les terrains en tant que pointue (mon poste de base). Après avoir eu une discussion avec l’entraîneur de l’Equipe de France Senior (Émile Rousseaux) qui m’a fait sous-entendre que j’étais une joueuse polyvalente et qu’il souhaitait que je devienne une « attaquante-réceptionneuse » en vue des Jeux Olympiques de 2024.

Si l’on m’avait posé la question il y a à peine 1 an j’aurai répondu que je préféré être pointue, mais aujourd’hui quand on me la pose, je réponds : attaquante-réceptionneuse !!

PAVVB : Tu as cotoyé l’Equipe de France Senior l’été dernier durant la préparation au Tournoi de Qualification au Championnat d’Europe, mais ta blessure à l’épaule a mis un terme à cette préparation. Comment va-t-elle aujourd’hui ?

A.R. : En effet, dès la première semaine en stage France Senior , j’ai ressenti de très grosses douleurs à mon épaule ce qui m’a empêché de poursuivre le stage comme je l’aurai souhaité. J’ai donc fait un mois et demi de préparation physique et c’est durant cette période que j’ai commencé à réceptionner (une grande première! ). Depuis, j’ai fait énormément de soin “kiné”, beaucoup de renforcement musculaire pour l’épaule et à ce jour, elle va beaucoup mieux ! Je sais que je vais devoir poursuivre un gros travail physique tout au long de ma carrière pour éviter une récidive.

PAVVB : Quelles sont tes ambitions futures pour ta carrière ?

A.R. : L’objectif désormais à court terme est de trouver un club professionnel et d’avoir un maximum de temps de jeu. Et sur le long terme bien évidemment les Jeux Olympiques 2024 à Paris : mon objectif principal !